Si vous faites partie des 25 % des Français souffrant de rhinite allergique, l’arrivée du printemps et des pollens n’est pas forcément une bonne nouvelle pour vous. Voici revenir la saison du nez qui coule, des yeux qui piquent et de la gorge qui gratte, autrement appelé, rhume des foins… Dans cet article, nous faisons le point sur ce syndrome touchant de plus en plus de français, quel que soit leur âge et pouvant s’avérer très gênant au quotidien. 

Comprendre l'allergie saisonnière et l'identifier :

1 - Qu'est-ce qu'une allergie saisonnière ?

Une allergie saisonnière est une réaction inflammatoire des voies respiratoires hautes qui peut survenir chez des personnes qui sont sensibilisées à la présence de certains pollens allergènes. Les muqueuses en contact avec l’allergène (principalement celles du nez, de la bouche, de la gorge et des yeux) vont surréagir à son contact et provoquer la réaction allergique. Dans la majorité des cas, les symptômes endurés par la personne allergique ne sont pas graves du point de vue médical (sauf dans le cas rare des crises d’asthme) mais ils peuvent être considérés comme invalidants par la personne qui les supporte. 

Les principaux symptômes de l’allergie saisonnière sont :

toux et éternuements ;

yeux rougis et qui pleurent ;

congestion nasale et écoulements nasaux (de couleur claire/transparente) ;

démangeaisons au niveau du palais, du nez et de la gorge ;

respiration qui devient difficile ;

trouble du sommeil, fatigue et irritabilité (en cas de persistance des symptômes) ;

maux de tête.

Dans certains cas rares, l’allergie saisonnière peut provoquer : des crises d’asthme (les personnes asthmatiques doivent être particulièrement vigilantes), des symptômes cutanés tels que des eczémas allergiques ou des crises d’urticaire

Comme distinguer l’allergie saisonnière d’un rhume ? Il existe beaucoup de symptômes communs entre une allergie saisonnière et un rhume. Néanmoins, il faut d’abord remarquer qu’ils ont des origines différentes : si l’allergie est déclenchée au contact d’un allergène, le rhume est quant à lui d’origine virale. Ensuite, il faut bien noter que le rhume a une durée relativement courte (environ une semaine) et cause d’autres symptômes que ceux précédemment évoqués tels la fièvre ou l’écoulement de sécrétions nasales colorées plutôt vers la gorge. Enfin, et c’est peut être le signe le plus caractéristique : les allergies saisonnières se déclenchent systématiquement à la même période chaque année. 

2 - Qui peut-être touché par l'allergie saisonnière ?

Absolument tout le monde peut être touché par l’allergie saisonnière et à presque n’importe quel âge. La rhinite allergique apparaît spontanément avec des symptômes qui se développent soit progressivement soit brutalement au contact des pollens présents dans l’air. Ces symptômes allergiques peuvent apparaître durant l’enfance ou l’adolescence aussi bien qu’à l’âge adulte. Dans certains cas, il peuvent même disparaître de manière aussi spontanée qu’il sont apparus.

Il existe encore peu d’études et de données scientifiques sur l’origine et les causes des rhinites allergiques. Néanmoins, certaines recherches tendent vers un facteur génétique prédominant au développement de cette maladie. Il semblerait également que certains facteurs exogènes pourraient avoir un impact sur le développement d’un terrain allergique. En particulier, l’exposition régulière à des substances chimiques dites « sensibilisantes » présentes dans certaines lessives, adoucissants, aérosols, cosmétiques, produits ménagers, etc. Enfin, il a été prouvé que les personnes évoluant dans des environnements à l’atmosphère polluée (air intérieur ou air extérieur) sont plus susceptibles de développer des allergies respiratoires.

3 - A quoi est-on allergique au printemps ?

À partir de la fin du mois de février, les plantes vont progressivement sortir de leur hibernation et produire peu à peu du pollen pour permettre leur reproduction. Certaines plantes produiront des quantités phénoménales de pollens qui seront dispersés par le vent et viendront saturer notre air. En cas de présence de symptômes allergiques, il convient de faire attention à la région dans laquelle vous vous trouvez actuellement ainsi que la période de l’année. En effet, ces indices vont nous permettre de déterminer à quel(s) type(s) de pollens vous avez développé une allergie :

·         Si vous avez des symptômes allergiques de fin février à fin mai, alors vous êtes certainement allergique au pollen de certains arbres comme les peupliers, les érables, les bouleaux, etc.

·         Si vous avez des symptômes allergiques entre mai et octobre, il semblerait que vous soyez davantage allergique aux graminées comme le maïs, le blé ou encore le gazon ;

·         Enfin, si vos symptômes allergiques se présentent davantage entre juillet et octobre, vous êtes certainement allergique à l’ambroisie.

Voici la liste des plantes aux pollens allergisants (par ordre alphabétique) : ambroisies, armoise, aulne, bouleau, charme, châtaignier, chêne, cupressacées, frêne, graminées, noisetier, olivier, oseille, peuplier, plantain, platane, saule, tilleul, urticacées.

En cas de présence de symptômes allergiques, il est recommandé de faire réaliser un test d’allergie sanguin ou cutané. Le test cutané est réalisé par un médecin généraliste ou un allergologue et son principe est relativement simple : le médecin dépose sur votre avant-bras des extraits des principaux allergènes auxquels vous pourriez présenter une sensibilité, et pique ensuite la zone afin d’introduire l’allergène sous l’épiderme. Si vous êtes allergique à l’un des éléments présentés, une petite réaction allergique localisée (rougeur et gonflement) devrait apparaître dans les vingt minutes suivant l’introduction de l’allergène.

Si vous souhaitez des informations plus précises et actualisées (tout au long de l’année) sur les risques d’allergies liés aux différents pollens, vous pouvez consulter le Bulletin allergo-pollinique du Réseau national de surveillance aérobiologique (https://www.pollens.fr).

Comment soigner son allergie printanière aux pollens ?

Pour lutter contre les allergies saisonnières, la principale méthode employée est l’éloignement entre la personne sensible et l’allergène. En cas d’insuffisance de cette méthode, le médecin pourra proposer un traitement médicamenteux. Enfin, en cas d’échec des deux premières solutions, le patient pourra entamer un traitement de désensibilisation

1 - Eloigner la source de l'allergie

L’allergie était une réponse immunitaire des muqueuses au contact d’un ou plusieurs allergène(s), la première démarche à envisager est de supprimer ce contact entre le pollen et les muqueuses. Pour ce faire, il existe quelques gestes simples que vous pouvez adopter dans votre quotidien : 

Pendant la période concernée, éviter de pratiquer des activités en extérieur et les balades dans la nature ; 

Rester autant que possible confiné à l’intérieur, dans un lieu utilisant un purificateur d’air ou un climatiseur ; 

Aérer sa maison uniquement avant le lever ou après le coucher du soleil ; 

Se laver souvent les cheveux et les mains et changer régulièrement de vêtements et de draps de lit ; 

Surveiller la qualité de l’air extérieur en suivant les différentes alertes aux pollens dans votre région (il existe des bulletins spéciaux disponibles en ligne).

 

2 - Soigner son allergie par les médicaments

Dans les cas où les mesures d’éloignement de l’agent allergène ne sont pas possibles ou suffisantes, il est possible d’avoir recourt à des médicaments dont certains seront disponibles en libre-service et d’autres uniquement sur ordonnance.

Les antihistaminiques : il s’agit de médicaments ayant pour effet de bloquer la sécrétion de l’histamine, l’une des responsables de la réponse allergique de l’organisme ;

Les corticoïdes : il s’agit de médicaments anti-inflammatoires pouvant être administrés sous forme orale ou par les voies nasales. Ils ne sont généralement disponibles que sur prescription médicale en raison du risque d’effets secondaires indésirables ;

Les décongestionnants locaux : présenté sous forme de vaporisateur, leur usage doit rester ponctuel en raison de leur risque d’effets secondaires. 

3 - Se soigner grâce à l’immunothérapie

Dans certains cas enfin, le médecin peut proposer à la personne allergique de suivre un traitement d’immunothérapie, aussi appelé « traitement de désensibilisation ». Ce type de traitement est généralement recommandé quand le patient présente des symptômes allergiques graves est allergique à plusieurs pollens répartis sur plusieurs mois de l’année et que les médicaments et les techniques d’éloignement sont insuffisants pour résoudre le problème.

L’objectif de l’immunothérapie est d’amener peu à peu l’organisme du patient à ne plus produire de réaction immunitaire et inflammatoire au contact de l’allergène. Pour cela, la personne allergique se voit administrer progressivement des doses d’allergènes (aujourd’hui, la voie sublinguale est privilégiée), jusqu’à ce que l’organisme ne produise plus de réponse allergique. Ce type de traitement est généralement débuté pendant la période d’hiver avant l’arrivée des premiers pollens et peut se prolonger sur plusieurs mois voire sur plusieurs années. La durée idéale d’un traitement de désensibilisation étant de 3 à 5 ans, mais celui-ci peut produire des effets positifs dès la première année d’administration. 

4 - Se soigner avec les médecines alternatives

Pour lutter contre les rhinites allergiques de manière douce et alternative, il existe différentes solutions à disposition des malades. Parmi ces solutions alternatives pour soigner les allergies saisonnières, l’homéopathie peut s’avérer d’une grande aide :

Pollens (sous forme de granules), le remède homéopathique spécialement adapté pour le rhume des foins. Il se prend de manière préventive environ 2 mois avant la saison des pollens et peut se poursuivre pendant ;

En cas de crise de rhinite allergique, vous pourrez également avoir recourt à Allium Cepa (également en granules) ou sous forme de complexe homéopathique avec Rhinallergy ;

Pour les yeux rouges et gonflés ou souffrants de conjonctivites allergiques, vous pourrez utiliser Euphrasia Officinalis en granules ou sous forme de collyre dans Homéoptic (comprimé à sucer), ou encore Apis Millifica sous forme de granules. 

Pour soigner les rhinites allergiques, vous pouvez également utiliser les propriétés de certaines huiles essentielles. Sont particulièrement recommandées : 

l’huile essentielle de Camomille Romaine : anti-inflammatoire et antihistaminique ;

l’huile essentielle de Camomille Matricaire : antiallergique, anti-inflammatoire et décongestionnant ;

l’huile essentielle de Lavande fine : calmante et décongestionnante ;

l’huile essentielle de Tanaisie annuelle : anti-inflammatoire, antiallergique, calmante ; 

l’huile essentielle d’Eucalyptus radié : anti-inflammatoire et décongestionnante. 

Veuillez respecter les contre-indications ainsi que les précautions d’usages associés à l’utilisation de chaque huile essentielle afin d’éviter tout risque d’effet secondaire. 

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